15.01.2008
De l'inutilité apparente du pénis
Les ouvrages philosophiques sur le pénis ne sont pas légion. Bien sûr, il y a eu Freud qui s’est penché sur la question, mais il y a cent ans de cela ! J’ai donc pensé qu’il serait bon de revisiter la chose…
Mon ami Robert m’affirme que, chez l’homme, le pénis a deux fonctions, soit la miction et la copulation. La première question que je me suis donc tout naturellement posée est la suivante : « Pourquoi chez l’homme puisque la femme n’en a pas ? » Mais je me suis vite ravisé. En fouillant dans mes souvenirs lointains, je me suis rappelé que certaines femmes pouvaient littéralement jouir de cet organe sans littéralement jouir d’un tel organe ! Vous me suivez ? Alors je me suis dit que Robert avait bien raison d’apporter cette précision.
Passons maintenant aux deux fonctions. Premièrement, la fonction de miction est à n’en point douter une de la plus haute importance, car qui dit miction dit soulagement profond. Cependant, cette fonction nécessite-t‑elle vraiment le recours à un pénis ? Les avis sont partagés à cet égard. Il y a les tenants du « oui » qui soutiennent que le membre dit viril comporte de nombreux avantages, dont celui de pouvoir écrire son nom en cursive dans la neige blanche pendant des excursions de ski de fond. À l’autre extrémité de la palette, il y a ceux et celles, et ici je voudrais bien préciser que ce sont surtout celles, qui disent qu’un tel robinet est de peu d’utilité, ne permettant même pas de bien viser la cuvette ! Ne pratiquant pas le ski de fond, il me faut naturellement me rallier à la seconde opinion.
Deuxièmement, il y a la copulation, sujet délicat s’il en est un. Qui dit « copulation » dit « accouplement » et qui dit « accouplement » dit « couple », et nous savons tous que les couples, après un certain temps et en règle générale, bien qu’il y ait des exceptions, se défont ou cessent de « le faire ». C’est ainsi que l’homme, car c’est toujours bien de lui dont il est question ici, quand il atteint un certain âge, se trouve bien embêté de posséder un pénis qui ne lui sert plus à copuler même s’il se transforme régulièrement en phallus sous l’effet de pensées ou de rêves impudiques. Puisque les recours sont plutôt limités dans de telles circonstances, il n’est pas rare qu’il lui faille s’en remettre au manuel…
Donc, pour résumer et conclure, sachant qu’il n’est pas nécessaire de jouir d’un pénis pour vraiment en jouir, qu’un pénis n’est pas d’une grande utilité dans un contexte de miction et qu’en outre il cesse presque toujours d’être utile en termes de copulation, je voudrais pouvoir me le faire rembourser compte tenu de sa grande et profonde inutilité !
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17.12.2007
Lettre à mon ex
Je suis vraiment content que tu sois heureuse. Mon commentaire de l’autre jour à l’effet que ce serait plus facile pour moi si tu étais malheureuse n’était, j’imagine, qu’une remarque humaine, comme dans « nature humaine », une nature si souvent inhumaine. Il n’est certainement pas facile de t’entendre dire que tu aimes bien J., car ce que j’entends, en vérité, c’est que tu l’aimes, point. Toutefois, toi comme tous les autres êtres de bonne volonté sur cette Terre, tu mérites l’amour. Quant à moi, pour le moment, je ne suis pas très heureux, ni très malheureux. J’ai connu une période de déprime, c’est vrai, mais comme tu me l’as aussi dit, maintenant que j’ai des projets d’avenir concrets, je vois la fameuse lumière au bout du tunnel. Je sais que notre amour, s’il a jamais existé, est chose du passé. Dernièrement, les contacts plus étroits que j’ai entretenus avec toi étaient davantage destinés à passer au travers du présent d’alors qu’à essayer d’attiser un feu que je savais bel et bien éteint. Tout l’amour que j’ai déjà été en mesure de te donner n’était pas celui auquel tu aspirais, et vice versa. La loi de l’amour, comme toute bonne loi, nécessite l’emploi d’une terminologie précise pour éviter les malentendus. Nous avions de telles définitions, sauf qu’elles étaient différentes pour l’un et pour l’autre. Quoi qu’il en soit, nous sommes parvenus à bâtir quelque chose, à bâtir une famille, et c’est pourquoi, même si maintenant il prend des tangentes divergentes, notre avenir n’en est quand même que plus brillant. Merci.
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