22.10.2007

Saint-Malo en douze photos

Saint‑Malo, ce n’est pas seulement des remparts ; c’est aussi des palmiers ! Oui, oui, oui, oui, oui, des palmiers, et si vous ne me croyez pas, et bien voyez plutôt par vous‑même…

 

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Des remparts au port, il n’y a qu’un porc. Euh !, je veux dire, un cochon. Euh !, une rue !

 

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Quatre chats ? Non ! Trois chats ? Non ! Deux chats ? Non ! Un chat ? Oui ! Ramina…

 

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Gros bêta, qui risque de tomber bien bas, croyant voir passer en courant une souris verte.

 

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À quoi trouvez‑vous qu’il ressemble ce « minaret » à fleur de lys, bien droit et rigidifié ?

 

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De l’eau ici, de l’eau là. Oh my Lola, L-o-l-a Lola, Lo-lo-lo-lo-Lola, Lo-lo-lo-lo-Lola…

 

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Les pieds dans le sable blanc ? Non ! Plutôt couleur sable je dirais – je regardais la plage.

 

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La plage que me montrait le gros Robert, l’ogre du Bengale, le tigre des mers : Surcouf !

 

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D’où il tirait encore à boulets rouges sur tous les navires ennemis remplis de touristes…

 

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Pourtant, des touristes, en octobre, il y en avait pas mal moins qu’en juillet il me semble.

 

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Et il faut les comprendre quand on sait qu’octobre, c’est la saison de la mouette géante !

 

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J’en ai encore beaucoup à raconter, surtout sur les gens, tous charmants, et je reviendrai !

 

14.10.2007

Aussi bien en finir avec Boston

Puisqu’il me reste encore une petite heure avant de partir pour l’aéroport, que ma (notez bien ici le singulier) petite (notez bien ici le qualificatif) valise est prête et que sont chose du passé mes ablutions, je me suis dit qu’il valait aussi bien en finir avec Boston avant de m’engager sur la route de Saint‑Malo, celle de Compostelle étant par trop encombrée ces jours‑ci. Voici donc quelques notes que j’ai prises en septembre au pays des fèves, ô lard.

* * *

Avec mon appareil numérique japonais, je prends des photos comme si l’avais moi‑même fabriqué. (La comprenez‑vous ? Si ce n’est pas le cas, vous êtes mieux de mettre un terme à votre lecture dès maintenant, car il y en aura d’autres comme ça, et même des pires !) Je poursuis… Je prends donc des dizaines de photos et cela me ramène à mon enfance, alors que je collectionnais les cartes de hockey. (Si vous me suivez toujours, vous êtes fort, très fort !) Le plaisir de collectionner consistait à ouvrir les paquets de cartes O‑Pee‑Chee tout doucement, les uns après les autres, dans l’espoir de mettre la main sur un Jean Béliveau, sur un Charlie Hodge, ou encore sur un checklist. Donc, en prenant ces photos, je me suis dit que, peut‑être, il y en aurait une ou deux qui sortiraient du tas. Ce ne fût pas le cas…

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* * *

Boston, c’est un peu comme Québec. Par exemple, il y a le vieux Boston. Pas tout à fait aussi vieux que le Vieux‑Québec, mais dans un cas comme dans l’autre, les pavés sont bien présents. Évidemment, à Boston, ils les ont mis sur les trottoirs parce que, dans les rues, cela entravait la circulation. En outre, comme à l’intérieur des murs de la ville de Québec, j’entendais des personnes parler français, mais un bien plus grand nombre parler anglais. Bien sûr, il y a certaines différences. Par exemple, le plus haut édifice de Québec aurait certainement, quant à sa taille, des complexes de taille dans le paysage bostonnais.

* * *

Au musée des beaux‑arts de Boston, j’ai vu une statue de Saint Malo, faite à Saint‑Malo. Il avait l’air d’un enfant de treize ans mais était né au treizième siècle. Il faut que je vois maintenant ce à quoi goûte le gâteau de Boston à la crème patissière fait par un Malouin.

 

12.10.2007

Le tour de Boston en 80 heures

Depuis le début de ma nouvelle vie de célibataire, je m’étais bien promis de voyager, ce à quoi j’avais toujours rêvé mais que je n’avais jamais vraiment pu réaliser. J’étais bien allé en Europe quelques fois; et en Grande‑Bretagne aussi (malgré ce qui m’avait été enseigné à l’école, un Britannique ne se considère pas comme un Européen, n’étant pas rattaché au continent); puis au Mexique, comme tout le monde; les États‑Unis également – les côtes : Est, Ouest et Sud (pas de côte Nord, dans ce pays, et ce doit être la raison pour laquelle, à une époque pas très lointaine, les Américains se sont appropriés celle du Québec), ainsi que le Centre; et, pour être franc, j’ai sillonné le Canada en tous sens et j’ai habité dans toutes ses grandes régions, MAIS ! Mais cela m’avait pris une vie. La véritable nouveauté du projet maintenant caressé allait consister à faire les cultures s’entrechoquer avant qu’il ne se soient trop de mois écoulés. Et comme je me l’étais promis, c’est maintenant parti !

Cet été, juste pour me pratiquer, je suis allé faire une virée au Québec (je demeure sur la côte Ouest) en plus de passer quelques jours dans la province voisine de la mienne. C’est cet automne que tout a commencé, et en septembre, à Boston je suis débarqué en premier.

BOSTON

Si seulement mes parents m’avaient baptisé Gérard Pierre Simon. Je sais que cela fait un peu ancien, mais « initialement » parlant… Je n’ai aucun sens de l’orientation ! Le guide me dit que le monument commémoratif de Robert Gould Shaw ne mérite rien de moins que trois étoiles, ne serait‑ce que du fait qu’Augustus Saint‑Gaudens a mis quatorze ans pour concevoir et produire le relief de bronze. Cette sculpture se trouve dans un des cinq coins du parc communal de Boston. Je me trouve dans ce même parc, et qui plus est, je me trouve dans un de ses coins. Bien sûr, ce n’est pas le bon, mais cela signifie que j’en aurai un de moins à explorer. Sans compter que la chance me sourit. Dans le coin où je me trouve, il y a un plan, et sur le plan, « on » me dit que je suis ICI. Je compare le plan du parc à celui de mon guide, fait les extrapolations voulues, calcule le carré de Méduse et me dirige ensuite allégrement dans la direction indiquée. Je trouve la sculpture, quatre coins plus tard… Non, je ne me nomme pas Gérard etc., mais voici néanmoins le bronze.

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J’ai d’autres petites histoires à raconter sur Boston, mais auparavant, je dois prendre mon avion pour Paris dimanche et mon train pour Saint-Malo lundi, où je resterai cinq jours. Puis il y aura Tokyo pendant une dizaine de jours en novembre, qui sera probablement précédée de Seattle un week-end. La province de  Québec et celle voisine de la mienne me reverront en décembre. Janvier ? Bien, janvier, et février, et mars, et avril, c’est ce qu’il est de mise d’appeler « la saison occupée », donc, pas de voyages. Mais peut‑être aurai‑je alors accumulé assez de matériel pour bien garnir mon blogue jusqu’en mai…