12.10.2007

Le tour de Boston en 80 heures

Depuis le début de ma nouvelle vie de célibataire, je m’étais bien promis de voyager, ce à quoi j’avais toujours rêvé mais que je n’avais jamais vraiment pu réaliser. J’étais bien allé en Europe quelques fois; et en Grande‑Bretagne aussi (malgré ce qui m’avait été enseigné à l’école, un Britannique ne se considère pas comme un Européen, n’étant pas rattaché au continent); puis au Mexique, comme tout le monde; les États‑Unis également – les côtes : Est, Ouest et Sud (pas de côte Nord, dans ce pays, et ce doit être la raison pour laquelle, à une époque pas très lointaine, les Américains se sont appropriés celle du Québec), ainsi que le Centre; et, pour être franc, j’ai sillonné le Canada en tous sens et j’ai habité dans toutes ses grandes régions, MAIS ! Mais cela m’avait pris une vie. La véritable nouveauté du projet maintenant caressé allait consister à faire les cultures s’entrechoquer avant qu’il ne se soient trop de mois écoulés. Et comme je me l’étais promis, c’est maintenant parti !

Cet été, juste pour me pratiquer, je suis allé faire une virée au Québec (je demeure sur la côte Ouest) en plus de passer quelques jours dans la province voisine de la mienne. C’est cet automne que tout a commencé, et en septembre, à Boston je suis débarqué en premier.

BOSTON

Si seulement mes parents m’avaient baptisé Gérard Pierre Simon. Je sais que cela fait un peu ancien, mais « initialement » parlant… Je n’ai aucun sens de l’orientation ! Le guide me dit que le monument commémoratif de Robert Gould Shaw ne mérite rien de moins que trois étoiles, ne serait‑ce que du fait qu’Augustus Saint‑Gaudens a mis quatorze ans pour concevoir et produire le relief de bronze. Cette sculpture se trouve dans un des cinq coins du parc communal de Boston. Je me trouve dans ce même parc, et qui plus est, je me trouve dans un de ses coins. Bien sûr, ce n’est pas le bon, mais cela signifie que j’en aurai un de moins à explorer. Sans compter que la chance me sourit. Dans le coin où je me trouve, il y a un plan, et sur le plan, « on » me dit que je suis ICI. Je compare le plan du parc à celui de mon guide, fait les extrapolations voulues, calcule le carré de Méduse et me dirige ensuite allégrement dans la direction indiquée. Je trouve la sculpture, quatre coins plus tard… Non, je ne me nomme pas Gérard etc., mais voici néanmoins le bronze.

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J’ai d’autres petites histoires à raconter sur Boston, mais auparavant, je dois prendre mon avion pour Paris dimanche et mon train pour Saint-Malo lundi, où je resterai cinq jours. Puis il y aura Tokyo pendant une dizaine de jours en novembre, qui sera probablement précédée de Seattle un week-end. La province de  Québec et celle voisine de la mienne me reverront en décembre. Janvier ? Bien, janvier, et février, et mars, et avril, c’est ce qu’il est de mise d’appeler « la saison occupée », donc, pas de voyages. Mais peut‑être aurai‑je alors accumulé assez de matériel pour bien garnir mon blogue jusqu’en mai…

 

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